
Bungie a enfin levé le voile sur le calendrier de sortie de Marathon : son nouveau FPS d’extraction arrivera le 5 mars 2026, une fenêtre “mars 2026” désormais gravée dans le marbre. Après des mois de rumeurs, de spéculations et même une fuite autour d’un trailer de précommande, le studio a officialisé la date et les modalités de lancement.
Avec cette annonce, l’éditeur place aussi un jalon crucial juste avant la sortie : un “Server Slam” ouvert, pensé comme un stress test massif pour les serveurs et un avant-goût des systèmes de jeu. L’ensemble dessine une stratégie claire : mesurer l’infrastructure en conditions réelles, recueillir du feedback, puis enchaîner directement avec le lancement.
Une date de sortie confirmée : rendez-vous le 5 mars 2026
Selon l’annonce officielle, Marathon sortira le 5 mars 2026 sur Steam (PC), PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Bungie confirme ainsi une arrivée simultanée sur les principales plateformes “current-gen”, avec une parité de sortie attendue entre les écosystèmes.
Point notable pour un shooter orienté communauté : le jeu proposera cross-play et cross-save dès le lancement. Concrètement, cela signifie qu’il sera possible de jouer avec des amis sur d’autres plateformes, mais aussi de conserver sa progression et ses équipements en changeant de support.
Cette confirmation met aussi fin à une période d’incertitude sur le calendrier. Plusieurs médias ont repris la date et les plateformes, tandis que des éléments de communication ont circulé plus tôt que prévu (notamment un trailer de précommande), poussant Bungie à clarifier officiellement la situation et à verrouiller l’information.
Du 26 février au 2 mars 2026 : un “Server Slam” pour préparer le lancement
Bungie organise un Server Slam (aperçu ouvert) du 26/02/2026 à 10AM PT au 02/03/2026 à 10AM PT. L’objectif affiché est simple : stresser les serveurs en conditions réelles, identifier les points de friction réseau, et s’assurer que l’infrastructure encaisse l’afflux attendu à la sortie.
Le timing n’est pas anodin : l’événement lead right into launch, comme l’a résumé la presse anglo-saxonne, puisqu’il se termine à peine quelques jours avant le 5 mars. Bungie se réserve ainsi une courte fenêtre pour appliquer des correctifs prioritaires et des ajustements de tuning issus des données collectées.
Les plateformes du Server Slam sont les mêmes que celles du lancement : PC (Steam), PS5, Xbox Series X|S, avec cross-play et cross-save. Pour les joueurs, c’est l’occasion de tester non seulement la boucle d’extraction, mais aussi la fluidité du jeu en escouade inter-plateformes.
Un survival extraction FPS sur Tau Ceti IV : cadre, promesse et fonctionnalités
D’après les informations diffusées via un communiqué détaillé, Marathon se présente comme un “survival extraction FPS”. La proposition repose sur une boucle bien connue du genre : entrer en zone avec un objectif, récupérer ressources/équipement, remplir des contrats, puis extraire en survivant à l’environnement et aux autres joueurs.
Le jeu se déroule sur Tau Ceti IV, un cadre science-fiction qui sert de socle narratif et d’identité visuelle. Bungie insiste sur la tension de l’exploration et sur la lecture du danger : ce qui est “lootable” attire, mais ce qui attire expose.
Côté options sociales et immersion, Marathon sera jouable en escouade ou en solo et intégrera un proximity chat. Ce détail, loin d’être cosmétique, renforce les situations d’improvisation : négociation, intimidation, tromperie, coopération opportuniste… et, évidemment, trahison au pire moment.
Ce qu’on pourra faire pendant le Server Slam : zones, factions et progression
Bungie a précisé le contenu jouable lors du Server Slam, avec deux zones accessibles : Perimeter et Dire Marsh. L’idée n’est pas de livrer tout le jeu, mais d’ouvrir suffisamment la boucle pour tester déplacements, combats, extraction, économie et charge serveur.
L’événement inclut aussi des contrats d’ouverture liés à cinq factions : CyberAcme, NuCaloric, Traxus, MIDA et Arachne. Ces noms donnent déjà une direction : des forces aux intérêts divergents, qui structurent la progression et les objectifs, et qui alimentent la sensation de “monde” au-delà du simple match.
Enfin, la progression pendant le Server Slam s’accompagne de récompenses à récupérer au lancement, avec une structure par paliers, citant notamment des jalons du type “Runner Level 10” et “Runner Level 30”, ainsi que des caches. Autrement dit, Bungie incite à participer au test non seulement pour essayer le gameplay, mais aussi pour démarrer mars 2026 avec des bonus tangibles.
Design : Bungie mise sur l’ambiguïté plutôt que sur un matchmaking “aggression-based”
Dans une interview reprise par la presse, Bungie a indiqué ne pas vouloir adopter un matchmaking “aggression-based” à la manière de certains concurrents du genre. Le game director Joe Ziegler explique en substance que l’incertitude sur l’intention des autres joueurs fait partie des piliers de Marathon.
Ce choix a des conséquences directes sur le ressenti en partie. Si le système ne “classe” pas activement les joueurs selon leur agressivité, la rencontre devient plus difficile à lire : une escouade qui approche est-elle en quête d’alliance temporaire, en reconnaissance, ou prête à engager immédiatement ? Cette ambivalence alimente la tension, surtout avec le proximity chat.
Pour un extraction shooter, c’est aussi un pari de long terme. L’équilibre ne se joue pas uniquement sur le TTK, l’économie ou le loot, mais sur la psychologie des interactions. Bungie semble vouloir préserver cette zone grise, là où naissent les histoires mémorables, celles qu’on raconte après l’extraction, ou après une embuscade parfaitement exécutée.
Après la sortie : ce que la Season 1 promet déjà
Bungie a d’ores et déjà annoncé des éléments majeurs pour la Season 1. Au programme : deux zones supplémentaires, Outpost et Cryo Archive, qui viendront compléter le terrain de jeu initial et renouveler les routes d’extraction, les points de friction et les choix tactiques.
La feuille de route mentionne aussi un mode classé et une progression complète de factions. Dans un extraction shooter, un ranked mode n’est pas seulement un classement : c’est souvent un cadre de règles et d’incitations (risques, matchmaking, objectifs) qui peut transformer la méta et la manière d’aborder les runs.
Enfin, Bungie cite l’arrivée d’une 6e shell nommée “Thief”, débloquée/ajoutée selon le calendrier de la Season 1. Même si les détails de gameplay restent à découvrir, l’annonce suggère une extension rapide de l’arsenal de styles de jeu, destinée à alimenter la diversité des compositions et des stratégies.
Bonus PlayStation Plus et communication : entre contenus et contrôle du calendrier
Du côté de PlayStation, des charms PlayStation Plus sont annoncés comme récupérables après la sortie. Les références citées incluent des clins d’œil à Helldivers 2, Death Stranding 2 et Ghost of Yōtei, un type de cosmétique qui sert autant la personnalisation que l’écosystème d’offres.
Sur le plan médiatique, Marathon a aussi connu un épisode typique des sorties majeures : une fuite autour d’un trailer de précommande. Des médias ont ensuite confirmé que la date du 5 mars 2026 était bien légitime, et Bungie a fini par cadrer l’annonce avec ses propres messages officiels.
Enfin, la chronologie rappelle que le jeu avait été initialement prévu le 23/09/2025 avant d’être repoussé. La justification avancée : laisser plus de temps au tuning et à l’intégration de feedback. Dans un jeu-service multijoueur, ce type de report vise souvent autant la stabilité que la rétention à long terme, deux variables difficiles à “patcher” après coup.
Avec une sortie fixée au 5 mars 2026 et un Server Slam du 26 février au 2 mars, Bungie déroule une rampe de lancement particulièrement lisible pour Marathon. Entre cross-play/cross-save, contenu de test structuré (zones, factions, paliers) et promesse d’un suivi dès la Season 1, le studio cherche à sécuriser la technique et l’adhésion communautaire avant le jour J.
Reste à voir comment la vision de Bungie, un extraction shooter où l’ambiguïté des rencontres est centrale, se traduira manette en main, surtout dans un marché très concurrentiel. Mais une chose est sûre : les dates sont posées, et l’atterrissage sur Tau Ceti IV est désormais programmé.